Ressources utiles

— Roman autobiographique

Moi le dernier Tutsi

Charles Habonimana • 2019

Agé de 12 ans au moment du génocide, Charles Habonimana a assisté à l’extermination des siens, de sa famille et de tous les Tutsi de Mayunzwe, son village. Choisi pour incarner le symbole du génocide en marche, il est laissé la vie sauve pour être le dernier Tutsi, celui qu’on tuera après tous les autres.

Cahier de mémoire, Kigali, 2014

Florence Prudhomme • 2017

Les Cahiers de mémoire sont des récits du génocide, mais la remémoration s’étend en amont et en aval et suit un rythme ternaire : avant, pendant, après. Le fil conducteur, l’épicentre, demeure le génocide. Se rejoignent la nomination des disparus et le récit énonciatif et mémoriel, qui restitue le vivant/le réel de celles et ceux qui ont péri.

Vivant

Valens Kabarari • 2019

Valens a 7 ans quand commence le génocide des Tutsis au Rwanda en avril 1994. Il perd pratiquement la totalité des membres de sa famille, mais aussi son village, ses voisins, sa parole, et c’est tout un pan de sa vie qui s’efface dans l’horreur.

Inyenzi ou les Cafards

Scholastique Mukasonga • 2006

Tout se passe comme si le bien et le mal irrémédiablement inséparables avaient scellé sous ses mille et une collines un pacte d’amitié. Il y a d’un côté les collines ; il y a, de l’autre, le million de crânes qui les jonchent. Mais ce qui prédomine, dans ce récit, c’est le remords des survivants, qui se traduit par les multiples cauchemars de l’auteur.

Génocidé

Révérien Rurangwa • 2006

 » Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au coeur du Rwanda, je n’ai plus connu la paix. J’avais 15 ans, j’étais heureux. Le ciel était gris mais mon coeur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. »

Survivantes

Ester Mujawayo et Souâd Belhaddad • 2019

L’histoire d’Esther, Tutsi, fille de pasteur, sociologue, mariée et mère de trois filles qui vont échapper à la tuerie avec leur mère alors que leur père et tous les autres membres de leur famille seront massacrés.

Même Dieu ne veut pas s’en mêler

Annick Kayitesi-Jozan • 2017

« Aucun d’eux ne m’a dit où était maman. J’accepte que jamais maman n’aura de sépulture, et je comprends que jamais je ne serai en paix. Maman savait qu’elle allait mourir. Mais elle ne savait pas qu’elle serait jetée aux charognards. Je me dois d’être sa tombe, aussi longtemps que ses os traîneront quelque part sur ces collines. Vivante, elle m’a portée dans son ventre, elle m’a nourrie de son sein, elle m’a portée sur son dos, elle m’a aimée. Morte, je la porterai, dans mon ventre, sur mon dos. Partout, tout le temps. »