Ressources utiles

#Témoignage

A mots couverts

Violaine Baraduc • 88min • 2014

Dans l’enceinte de la prison centrale de Kigali, huit femmes incarcérées témoignent. Vingt ans après le génocide perpétré contre les Tutsi rwandais, Immaculée et ses codétenues racontent leur participation aux violences, retracent leur itinéraire meurtrier et se confient.
À l’extérieur, Jérôme, le fils d’Immaculée, occupe une place impossible entre bourreaux et victimes. Né d’un père tutsi, il peine à mettre des mots sur l’histoire qu’il a vécue. La relation qu’il entretient avec sa mère, entre espoir de dialogue et réconciliation impossible, laisse entrevoir les blessures du Rwanda d’aujourd’hui.

Témoignage de Franck Kamali au lycée Albert Schweitzer du Raincy (93)

La ligue de l'enseignement et Ibuka France • Sortie au printemps 2024

Témoignage en classe de Franck Kamali, survivant du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda accompagnée d’un livret pédagogique. Il sera disponible au printemps 2024. Pour recevoir ce livret, n’hésitez pas à nous écrire dés à présent à cette adresse : contact@enseigner-temoigner.org

Le Convoi

Beata Umubyeyi Mairesse • 2024

« Il aura fallu quinze ans de cheminement incertain, une enquête menée aux confins de mémoires étiolées, pour retrouver une image sur laquelle j’espérais figurer, puis pour chercher mes compagnons de fuite. Quinze ans pour m’autoriser enfin à écrire cette histoire. La mienne et à travers elle, car il s’agit bien de me réinscrire dans un collectif, la nôtre, l’histoire des enfants des convois. »

Génocidé

Révérien Rurangwa • 2006

« Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au coeur du Rwanda, je n’ai plus connu la paix. J’avais 15 ans, j’étais heureux. Le ciel était gris mais mon coeur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. »

Même Dieu ne veut pas s’en mêler

Annick Kayitesi-Jozan • 2017

« Aucun d’eux ne m’a dit où était maman. J’accepte que jamais maman n’aura de sépulture, et je comprends que jamais je ne serai en paix. Maman savait qu’elle allait mourir. Mais elle ne savait pas qu’elle serait jetée aux charognards. Je me dois d’être sa tombe, aussi longtemps que ses os traîneront quelque part sur ces collines. Vivante, elle m’a portée dans son ventre, elle m’a nourrie de son sein, elle m’a portée sur son dos, elle m’a aimée. Morte, je la porterai, dans mon ventre, sur mon dos. Partout, tout le temps. »