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#Justice

Rwanda, à la poursuite des génocidaires

Thomas Zribi et Damien Roudeau • 2023

Depuis 1994, il n’est pas un jour où nous n’avons pas prononcé le mot ‘génocide' » Dafroza et Alain GauthierRwanda, à la poursuite des génocidaires raconte le travail d’enquête d’Alain et Dafroza Gauthier qui traquent depuis plus de 20 ans les génocidaires rwandais cachés en France. Les proches de Dafroza ont été décimés en 1994 alors qu’elle vivait à Reims avec son mari et ses 3 enfants. Le couple a rapidement réalisé que des tueurs avaient trouvé refuge en France et a décidé de tout faire pour que la justice soit rendue.

Un génocide au tribunal. Le Rwanda et la justice internationale

Ornella Rovetta • 2020

Entre avril et juillet 1994, ce sont environ 800 000 tutsis qui ont été tués par leurs voisins hutu. En novembre 1994, alors que la justice rwandaise est exsangue, l’ONU crée le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Le 2 septembre 1998, Jean-Paul Akayesu, bourgmestre de Taba, est condamné à la prison à vie pour le massacre de 2000 tutsis et l’incitation aux viols collectifs : c’est la première fois au monde que le viol est reconnu comme arme génocidaire. Il aura fallu quatre années pour qu’un tribunal international rende un verdict sur l’un des massacres les plus terrifiants de notre histoire contemporaine. En partant du récit de l’enquête et du procès du bourgmestre de Taba, Ornella Rovetta nous livre une analyse approfondie de ce que peut être la justice internationale et nous dit, en somme, la place qu’occupent les génocides dans notre monde contemporain.

Les Collines parlent

Bernard Bellefroid • 2006

Onze ans après le génocide, le film accompagne survivants et bourreaux avant et après les premiers procès populaires Gacaca où ils se retrouvent face à face. Il y a Obede, accusé d’avoir tué des enfants et dont la demande de pardon n’est qu’une stratégie cynique pour être libéré. Il y a Gahutu, qui n’a «aucun remords» et qui face à ses juges, parle toujours de «serpent» pour parler de ceux qu’on exterminait. Enfin, il y a François, obligé de tuer son propre frère pour pouvoir survivre et qui tente aujourd’hui de se réconcilier avec sa belle-sœur. À travers ces trois histoires, le film tisse un portrait d’une société en guerre contre l’idéologie toujours présente du génocide.

A mots couverts

Violaine Baraduc • 88min • 2014

Dans l’enceinte de la prison centrale de Kigali, huit femmes incarcérées témoignent. Vingt ans après le génocide perpétré contre les Tutsi rwandais, Immaculée et ses codétenues racontent leur participation aux violences, retracent leur itinéraire meurtrier et se confient.
À l’extérieur, Jérôme, le fils d’Immaculée, occupe une place impossible entre bourreaux et victimes. Né d’un père tutsi, il peine à mettre des mots sur l’histoire qu’il a vécue. La relation qu’il entretient avec sa mère, entre espoir de dialogue et réconciliation impossible, laisse entrevoir les blessures du Rwanda d’aujourd’hui.

Le génocide des Tutsi au Rwanda : Histoire mémoire et justice (PROGRAMME HGGSP)

Ligue de l'enseignement et Ibuka France • Sortie au printemps 2024

Un livret pédagogique est en cours de réalisation pour traiter des thématiques « Histoire, Mémoire et justice » au programme de l’option de spécialité Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques (HGGSP) de Terminale. Il sera disponible au printemps 2024. Pour recevoir ce livret, n’hésitez pas à nous écrire dés à présent à cette adresse : contact@enseigner-temoigner.org

Mon voisin, mon tueur

Anne Aghion • 1h20 • 2009

Comment accorder le pardon à ceux qui ont tué vos enfants ? En 1994, au Rwanda, des centaines de milliers de Hutu sont incités à exterminer la minorité tutsi. De la capitale à la colline la plus retirée du pays, les « patrouilles » locales hutu, armées de machettes et d’autres outils improvisés, massacrent sans distinction parents, amis et proches. Sept ans plus tard, en 2001, le gouvernement met en place les Gacaca, des tribunaux de proximité dans lesquels les Rwandais des collines sont appelés à juger leurs voisins. Dans le cadre de cette expérience de réconciliation, les génocidaires ayant avoué leurs crimes sont relâchés, tandis que les survivants traumatisés sont invités à leur pardonner et à vivre à leurs côtés. Filmé sur près de dix ans sur une même colline, « Mon voisin, mon tueur » retrace l’impact de ces Gacaca sur les survivants et les bourreaux. A travers les peurs et les colères, les accusations et les dénis, les vérités floues, l’inconsolable tristesse et l’espoir dans la vie retrouvée, Anne Aghion nous donne à voir le chemin émotionnel vers la coexistence